Matterhorn I atteint son sommet : Cervinvest Capital boucle son premier fonds au hard cap

Moins de deux ans après sa création, Cervinvest Capital annonce la clôture de son premier millésime à 110 millions d’euros, au plafond visé par le véhicule. Le fonds a constitué son enveloppe à 80% auprès d’investisseurs privés, notamment des family offices, entrepreneurs, professionnels de l’investissement et banquiers d’affaires, complétés par quelques acteurs institutionnels.

Agréé par l’AMF depuis sa création et classé Article 6 au titre de la SFDR, le FPCI investit des tickets de 7 à 20 millions d’euros d’equity dans des PME réalisant au moins 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1 millions d’euros d’Ebitda. Sa thèse repose sur un principe simple : transformer des sociétés en croissance en plateformes de consolidation sur des marchés fragmentés. À terme, le fonds ambitionne un portefeuille d’une demi-douzaine de participations ; il en compte aujourd’hui trois.

Marc-Antoine Janny, Managing Partner, décrit une collecte séquencée : convaincre d’abord le cercle rapproché, puis élargir le cercle, là où se joue l’essentiel de l’enveloppe. Dans un environnement politique peu porteur, le portefeuille a constitué l’argument principal. « On est jaugés sur la base de ce qu’on a en portefeuille », résume-t-il. Il fallait donc signer des opérations, mais aussi démontrer la capacité à faire vivre les participations par la croissance externe, soit le cœur de la thèse d’investissement.

Trois plateformes, une même logique de consolidation

Ansemble : Groupe d’expertise comptable réalisant environ 47 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026 , Ansemble est la plateforme la plus avancée du portefeuille : une dizaine de build-up réalisés lui ont permis d’étendre sa couverture jusqu’au quart Sud-Est de la France.

Kinara : Éditeur de logiciels SaaS de environ 10 millions d’euros d’ARR en 2026 dédiés à la gestion du temps des équipes terrain, Kinara a engagé à son tour son plan de croissance externe avec l’acquisition de RHIS en novembre 2025 et de Lamster en avril 2026.

Ignimission : Éditeur français spécialisé dans l’automatisation et la supervision des processus de gouvernance, risque et conformité (GRC) ainsi que de cybersécurité, Ignimission évolue sur un marché dont la fragmentation répond à une demande réglementaire en expansion continue. La société affiche un chiffre d’affaires d’environ 6 millions d’euros et une marge d’Ebitda supérieure à 20%. Les premières briques de croissance externe restent françaises, mais Antoine Rouland, Managing Partner, n’exclut pas d’aller chercher des cibles ailleurs en Europe continentale.